jeudi, février 05, 2015


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Boris Cyrulnik
Boris Cyrulnik, le 1er novembre 2011 à Gênes (Italie), lors du Festival della Scienza.
Biographie
Naissance 26 juillet 1937
Bordeaux
Nationalité Drapeau : France Française
Thématique
Formation Médecine (psychiatrie)
Travaux éthologie clinique
Idées remarquables résilience
Boris Cyrulnik, né le 26 juillet 1937 à Bordeaux, est un psychiatre et psychanalyste français.
Ancien animateur d'un groupe de recherche en éthologie clinique au centre hospitalier intercommunal de Toulon-La Seyne-sur-Mer et directeur d'enseignement du diplôme universitaire (DU) "Clinique de l'attachement et des systèmes familiaux"1 à l'université du Sud-Toulon-Var, Boris Cyrulnik est surtout connu pour avoir vulgarisé le concept de « résilience » (renaître de sa souffrance) qu'il a tiré des écrits de John Bowlby2. À la suite de ce dernier, Boris Cyrulnik voit d'abord l'éthologie comme « un carrefour de disciplines3. »
Il est membre du comité d'honneur de l'Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD)4. Boris Cyrulnik est également un homme engagé pour la protection de la nature et des animaux. Il est un ami fidèle de Jane Goodall et membre de l'Institut Jane Goodall France (en)5.

Sommaire

Biographie

Jeunesse

Boris Cyrulnik est né dans une famille d'immigrés juifs d'Europe centrale et orientale (son père était russo-ukrainien et sa mère polonaise) arrivés en France dans les années 19306. Son patronyme signifie « barbier chirurgien » en russe. Son père, ébéniste7 s'engage dans la Légion étrangère8. L'identité de sa mère semble ne pas être clairement établie, car elle est prénommée tantôt Rosa9,10, tantôt Nadia11 selon les sources. Durant l'Occupation, ses parents le confient en 194212 à une pension pour lui éviter d'être arrêté par les nazis, pension qui selon ses dires le placera ensuite à l'Assistance publique bien que ce récit ne soit pas conforté par d'autres sources. Il y est recueilli par une institutrice bordelaise, Marguerite Farge, qui le cache chez elle rue Adrien-Baysselance8. Mais, le 10 juin 194412,7, au cours d'une rafle, il est regroupé avec d'autres Juifs à la grande synagogue de Bordeaux8. Il dit depuis la fin des années 2000 être parvenu à se cacher dans les toilettes8, évitant ainsi le sort des autres raflés emmenés vers la gare Saint-Jean pour y être déportés, bien que dans un récit antérieur10 il ait dit avoir été délogé de sa cachette, emmené dehors avec les autres et sauvé alors par une infirmière, version confortée par plusieurs autres sources13. Il est ensuite pris en charge et caché par un réseau, puis placé comme garçon de ferme, sous le nom de Jean Laborde, jusqu'à la Libération8. Ses parents, eux, meurent en déportation7. Il est recueilli à Paris par une tante maternelle, Dora, qui l'élève. Il déclare plus tard que c'est cette expérience personnelle traumatisante qui l'a poussé à devenir psychiatre7.

Formation et carrière

Boris Cyrulnik fait ses études secondaires au lycée Jacques-Decour à Paris, puis supérieures à la Faculté de médecine de Paris. Le service de neurochirurgie parisien dans lequel il fait fonction d'interne pendant un an (1967-1968) refuse de prolonger son contrat, et le service de psychiatrie de l'hôpital de Digne dans lequel il commence alors son internat refuse également de prolonger son contrat au bout d'un an (1968-1969), malgré l'appel de cette décision qu'il fait alors auprès du conseil de l'ordre14. Afin de valider son certificat d'études spéciales en neuropsychiatrie, il semble trouver un point de chute dans le service de psychiatrie du Pr "Mutter"14 à Marseille (plus probablement le Pr Sutter, sa biographie officielle mentionnant quant à elle à tort un internat en psychiatrie à Digne de 1968 à 1971). Il devient ensuite médecin chef de La Salvate, un établissement privé de postcure psychiatrique15. Il quitte ce poste en 1979 et s'installe comme psychanalyste à mi-temps16, tout en donnant des consultations au centre hospitalier intercommunal de Toulon-La Seyne-sur-Mer (jusqu'en 1991) ; il y crée un groupe de recherches en éthologie clinique qu'il anime jusqu'à la fin des années 1990 au moins17. Il publie en 1984 Éthologie clinique : 14 textes originaux (éditions de la Société de psychologie médicale de langue française)18. Chargé de cours d'éthologie humaine/clinique à la faculté de médecine de Marseille de 1974 à 1987, il devient en 1995/1996 directeur d'enseignement d'un diplôme universitaire (DU) de la faculté des lettres et sciences humaines de Toulon.
En 1998, il est nommé président du Centre national de création et de diffusion culturelles de Châteauvallon, puis en 2005 président du Prix Annie-et-Charles-Corrin sur la mémoire de la Shoah (depuis 2005). Il est également membre du conseil d'orientation de l'institut Diderot (un fonds de dotation pour le développement de l’économie sociale créé par la société de groupe d'assurance mutuelle Covéa).
Boris Cyrulnik est une des 43 personnalités ayant constitué la commission Attali sur les freins à la croissance, dirigée par Jacques Attali et installée le 30 août 2007 par Nicolas Sarkozy19.
Depuis 2007, il dispose d'une chronique dominicale sur France Info, Histoire d'Homme avec Marie-Odile Monchicourt et Yves Coppens20.
Avec sa femme Florence (médecin qui n'a pas exercé), il a deux enfants : Natacha, devenue décoratrice de théâtre, et Ivan, musicien21.

Honneurs

Le 31 décembre 2014 il est élevé au rang d'Officier de la Légion d'Honneur22.

Prises de position

Boris Cyrulnik s'est positionné à plusieurs reprises contre la gestation pour autrui, notamment au titre des effets délétères sur la vie entière qu'aurait la séparation précoce d'avec la mère biologique23, et parce qu'un bébé né d'une mère ne l'ayant pas investi affectivement pendant sa grossesse aurait selon lui un retard de développement à la naissance.
Interrogé fin 2011 sur la querelle autour de la « théorie du genre », Boris Cyrulnik répond : « Je pense que le “genre” est une idéologie. Cette haine de la différence est celle des pervers, qui ne la supportent pas. Freud disait que le pervers est celui qu'indisposait l'absence de pénis chez sa mère. On y est24. »
Sur l'homoparentalité, Boris Cyrulnik est plutôt pour : « Selon mon expérience, les enfants élevés par des couples homosexuels grandissent comme les autres25. »
Conteur à la « voix douce, enveloppante et délicieusement régressive26 » et de vulgarisateur (en 2010, il a vendu plus de 1,5 million d'exemplaires de ses différents ouvrages)27, Boris Cyrulnik a en effet réussi à médiatiser des thèses biologisantes28 : « gène du surhomme » qui « facilite le transport de la sérotonine, un neuromédiateur qui lutte contre les émotions dépressives » et joue un rôle déterminant dans la résilience29 ; différences naturelles de tempéraments et de comportements entre individus (et plus particulièrement entre hommes et femmes), déterminées par les prédispositions génétiques, les hormones sexuelles, le système immunitaire30,31.

Œuvres

Liste non exhaustive

  • Mémoire de singe et paroles d'homme,  éd. Hachette, 1983.
  • Sous le signe du lien,  éd. Hachette, 1989.
  • La Naissance du sens,  éd. Hachette, 1991.
  • Les Nourritures affectives,  éd. Odile Jacob, 1993.
  • De la parole comme d'une molécule, avec Émile Noël,  éd. Seuil, 1995.
  • L'Ensorcellement du monde,  éd. Odile Jacob, 1997.
  • La Naissance du sens Hachette Littérature (1998) (ISBN 978-2012788916)
traduction anglaise : The Dawn of Meaning
Traduction anglaise : The Whispering of Ghosts: Trauma and Resilience (2005)
  • Parler d'amour au bord du gouffre,  éd. Odile Jacob, 2004.
Traduction anglaise : Talking of Love on the Edge of a Precipice (2007)

En anglais

  • Resilience: How your inner strength can set you free from the past Tarcher, 320 pages (ISBN 1101486384) 2011

En allemand

(Pourquoi l'amour guérit les plaies)
(Corps et âme)
  • Scham. Im Bann des Schweigens. Wenn Scham die Seele vergiftet, traduit par Maria Buchwald et Andrea Alvermann. p (2011), 248 pages (ISBN 978-3-863021-12-6[à vérifier : ISBN invalide])
(Mourir de dire : La honte)
  • Rette dich, das Leben ruft!, Ullstein Buch Verlage GmbH, Berlin 281 p. (2103) Sauve toi, la vie t'appelle, traduit par Hainer Kober

Préfaces

  • Françoise Maffre-Castellani : Femmes déportées, Histoires de résilience (ISBN 978-2721005199)
  • Patrick Lemoine : Séduire, comment l'amour vient aux humains, Rouge, 2002

Ouvrages collectifs

(entre autres)
  • La Plus Belle Histoire des animaux, collectif,  éd. Seuil, 2006.
  • Si les lions pouvaient parler. Essais sur la condition animale, sous la direction de Boris Cyrulnik,  éd. Gallimard, coll. « Quarto », Paris, 1998, 1 540 p. 80 documents.
  • Boris Cyrulnik, « Instinct/Attachement », dans Dictionnaire de la sexualité humaine, 200 notices par 122 coauteurs, sous la direction de Philippe Brenot,  éd. L'Esprit du temps, collection « Les Dictionnaires », Paris, 2004, 736 pages, et Les Objets de la psychiatrie, dictionnaire de concepts, 230 notices par 150 auteurs, sous la direction de Yves Pélicier, éd. L'Esprit du temps, collection Les Dictionnaires, Paris, 1997, 650 pages.
  • Boris Cyrulnik et Claude Seron (dir.), La Résilience ou Comment renaître de sa souffrance,  éd. Fabert, collection « Penser le monde de l'enfant », Paris, 2004 (ISBN 2-907164-80-5)
  • Nicolas Martin, Antoine Spire, François Vincent et Boris Cyrulnik, La Résilience. Entretien avec Boris Cyrulnik, Le Bord de l'eau éditions, coll. « Nouveaux Classiques », Lormont, France, 2009, 111 pages (ISBN 978-2356870261).
  • avec Jean-Pierre Pourtois : École et résilience Odile Jacob (ISBN 978-2738120120)
  • Nous étions des enfants, Entretien d'introduction au coffret de 10 DVD réalisés par Jean-Gabriel Carasso et produits par L'oizeau rare avec le Comité École de la rue Tlemcen. Cet ouvrage présente 18 témoignages d'enfants déportés ou cachés parce que Juifs, durant la Seconde guerre mondiale.

Notes et références

  1. Page de présentation du diplôme universitaire (DU) : http://formation.univ-tln.fr/DU-Ethologie.html [archive]>
  2. John Bowlby : Attachement et perte, 3 vol. PUF fil rouge, 2002
  3. Mémoire de singe et paroles d'homme.
  4. Page « Comité d'honneur » [archive], sur le site de l'ADMD.
  5. Boris Cyrulnik rejoint le comité d'honneur de l'Institut Jane Goodall France [archive], newsletter de l'Institut Jane Goodall France
  6. (en) « Escape from the Past » [archive], The Guardian, 18 avril 2009
  7. a, b, c et d « Entretien : Boris Cyrulnik, la confession » [archive], Le Point, 19 septembre 2008.
  8. a, b, c, d et e Documentaire Boris Cyrulnik. À l'assaut du malheur [archive], de Youki Vattier, produit par Docside Production, 2009, collection « Empreintes » (diffusé sur France 5 le 13 mars 2009).
  9. « Margot, la Juste » [archive], Libération, 12 août 1997.
  10. a et b Anne Crignon, « Boris Cyrulnik : L'échappée belle », Le Nouvel Observateur, 15 février 2001.
  11. Boris Cyrulnik, Sauve-toi, la vie t'appelle, Odile Jacob, 2012.
  12. a et b Émission Des mots de minuit no 497 le 21 mars 2013 sur France 2.
  13. « Force intérieure : trouver le courage en nous » [archive], Psychologies magazine, janvier 2002.
  14. a et b De chair et d'âme, éd. Odile Jacob, 2006, p. 9-10
  15. Curriculum Vitae de février 2007 sur le site du Consulat de France à Jérusalem : http://www.consulfrance-jerusalem.org/IMG/CV_Boris_Cyrulnik_francais_arabe_def.doc [archive]
  16. « La maladie du bonheur » [archive], 21 février 2001, Libération
  17. Au début de la vie psychique (Odile Jacob, 1999), p. 172 : « Boris Cyrulnik : neuropsychiatre, anime un groupe de recherche en éthologie clinique à l’hôpital de Toulon-La-Seyne ».
  18. « Éthologie clinique:14 textes originaux (S.P.E.I. Éditeur, 1984) » [archive]
  19. LeJDD.fr, 30 août 2007 [archive]
  20. Histoire d'Homme par Marie-Odile Monchicourt, Boris Cyrulnik et Yves Coppens [archive], présentation de l'émission sur franceinfo.fr
  21. Sylvie O'Dy, « Boris Cyrulnik, l'arpenteur de l'âme humaine » [archive], sur lexpress.fr,‎ 17 avril 1997
  22. Légion d'honneur du Nouvel An. LaLibre.be en ligne consultée le 1er janvier 2015
  23. « Mères porteuses : plaidoyer pour la défense des plus vulnérables », Le Figaro, 15 mai 2009.
  24. « Boris Cyrulnik face au suicide des enfants » [archive] entretien, Le Point.fr, 29 septembre 2011
  25. « Homos et parents ? » [archive] Psychologies
  26. Marie Huret, avec Marie Cousin, « Boris Cyrulnik. Le psy qui redonne espoir » [archive], sur L'Express,‎ 16 janvier 2003
  27. a et b Anne Jouan, « Boris Cyrulnik, les best-sellers de l'âme » [archive], sur Le Figaro,‎ 24 septembre 2010
  28. Sébastien Lemerle, « Les habits neufs du biologisme en France », Actes de la recherche en sciences sociale, no 176-177,‎ 2009, p. 68-81
  29. Boris Cyrulnik, De chair et d’âme, Odile Jacob,‎ 2006, p. 13
  30. Boris Cyrulnik, Pierre Bustany, Jean-Michel Oughourlian, Christophe André, Thierry Janssen, Patrice Van Eersel, Votre cerveau n'a pas fini de vous étonner: Entretiens avec Patrice Van Eersel, Albin Michel,‎ 2012, 242 p.
  31. Sébastien Lemerle, Le singe, le gène et le neurone. Du retour du biologisme en France, PUF,‎ 2014, 280 p.
  32. Sciences et Avenir, décembre 2008.

Conversation avec Boris Cyrulnik - Violence à l'école - Aide et Action

Boris Cyrulnik : "Ségolène Royal a tout le temps gardé sa dignité"

Point de Vue du 09/01/2015 - Entretien avec Boris Cyrulnik

https://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=qFiuCwNqxEA
http://culturebox.francetvinfo.fr/emissions/france-2/the-ou-cafe/the-ou-cafe-du-12-octobre-avec-boris-cyrulnik-190631

Bibliographie/Biographie | Ars Industrialis

Bibliographie/Biographie | Ars Industrialis

Bernard Stiegler
Né le 01 04 1952
Marié, quatre enfants.


Bernard Stiegler, philosophe, docteur de l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, est président de l’association Ars Industrialis, directeur de l'Institut de Recherche et d'Innovation du Centre Georges Pompidou, professeur à l'Université de Londres (Goldsmiths College), professeur associé à l'Université de Technologie de Compiègne et enseigne à l'école polytechnique de Zur Il a été directeur de programme au Collège international de philosophie, directeur de l'unité de recherche Connaissances, Organisations et Systèmes Techniques de l’Université de Compiègne, qu'il y a fondée en 1993, directeur général adjoint de l'Institut National de l'Audiovisuel en 1996, directeur de l'IRCAM en 2001 et directeur du département du développement culturel du Centre Georges Pompidou en 2006.
Il est l'auteur de nombreux ouvrages :
La technique et le temps 1. La faute d'Epiméthée,Galilée 1994
La technique et le temps 2. La désorientation, Galilée 1996
La technique et le temps 3. Le temps du cinéma et la question du mal-être, 2001
Passer à l'acte, Galilée, mai 2003
Aimer, s'aimer, nous aimer. Du 11 septembre au 21 avril, Galilée, octobre 2003
De la misère symbolique 1. L'époque hyperindustrielle, Galilée, mars 2004
Mécréance et discrédit 1. La décadence des démocraties industrielles, Galilée, novembre 2004

Philosopher par accident, Galilée, avril 2004 recueil d'entretiens avec Elie During qui se présente comme une introduction à sa pensée.
De la misère symbolique 2. La catastrophè du sensible, Galilée, avril 2005
Constituer l'Europe 1. Dans un monde sans vergogne, Galilée, 2005
Constituer l'Europe 2. Le motif européen, Galilée, 2005
Mécréance et discrédit 2. Les sociétés incontrôlables d'individus désafectés, Galilée 2006
Mécréance et discrédit 3. L'esprit perdu du capitalisme, Galilée 2006
Des pieds et des mains, Bayard 2006
Réenchanter le monde - La valeur esprit contre le populisme industriel (avec Ars Industrialis), éd. Flammarion 2006
La télécratie contre la démocratie - Lettre ouverte aux représentants politiques, Flammarion 2006
De la démocratie participative (avec Marc Crépon), éd. Mille et une nuits 2007
Economie de l'hypermatériel et du psychopouvoiri - Entretiens avec Philippe Petit et Vincent Bontems, Mille et une Nuits 2008
Prendre soin - De la jeunesse et des générations, Flammarion 2008

Pour en finir avec la mécroissance - Quelques propositions d'Ars Industrialis, Christian Fauré, Bernard Stiegler, éd. Flammarion 2009
Pour une nouvelle critique de l'économie politique, éd. Galilée 2009.
Ce qui fait que la vie vaut la peine d'être vécue. De la pharmacologie, éd. Flammarion, 2010
Etats de chocs, Ed. Fayard, 2012
 
Ouvrages traduits en anglais :
Technics and time, 1 - The Fault of Epimetheus, translated by Richard Beardsworth and George Collins, Stanford University Press, 1998
Technics and time, 2 - Disorientation, translated by Stefen Barker, Stanford University Press, 2008
Acting out, translated by David Barison, Daniel Ross, and Patrick Crogan, Stanford University Press, 2009,
 
Take Care, Translated by Stefen Barker, Stanford University, 2009/2010
Technics and time 3, translated by Stefen Barker, Stanford University Press, 2010
Mécréance et discrédit 1, 2 et 3, translated by Gerald Moore, Polity Press 2010
Pour une nouvelle critique de l'économie politique, Translated by Georges Collins, Polity Press 2010
De la misère symbolique 1 et 2, Polity Press

Curriculum vitae détaillé
- 2009
Directeur de l'Institut de Recherche et d'Innovation du Centre Georges Pompidou. Professeur associé à l'Université de Londres  (Goldsmiths College)  et  à l'Université de Technologie de Compiègne
• 2012
visiting professor à l’université de Cambridge

• 2006
Directeur du département de développement culturel au Centre Georges Pompidou.
• 2001
Directeur général de l'Ircam. Prise de fonction le 1er janvier 2002.
Traduction de La faute d'Epiméthée et de La désorientation en espagnol.
Traduction de Echographies de la télévision en anglais.
Traduction de La désorientation en anglais (Stanford University Press)
• 2000
Lancement du programme Territoires Numériques (concepteur et chef de projet) soutenu par le programme PRIAMM du ministère de l'Industrie et du ministère de la Culture (CNC), et le Conseil Régional de Picardie, partenaires : INA, France-Télécom, Esri France, UTC
Parution de La faute d'Epiméthée en Chine.
• 1999
Chargé de créer à l'université de Compiègne une formation d'ingénieur spécialisé dans le secteur des industries culturelles numériques.
Chargé d'étude par le secrétariat général du gouvernement sur le thème de l'aménagement du territoire dans le contexte numérique et dans le domaine culturel.
Démission de l'INA
• 1998
Membre de la commission " Evolution des missions de l'Etat devant les mutations technologiques des médias ", Commissariat Général au Plan.
• 1997
Membre et rapporteur des groupes de travail " Convergence " et " Réseau National de la Recherche en Télécommunications " de la Fédération des industries de l'électronique, l'électricité et la communication.
• 1996
Directeur général adjoint de l'INA, chef du département Innovation.
Publication de La technique et le temps, tome 2 , éditions Galilée .
Publication de la version anglaise de La technique et le temps, tome 1, par Stanford University Press.
Publication de Echographies de la télévision , avec Jacques Derrida, Editions Galilée
Publication du rapport " Les nouvelles frontières du développement régional " réalisé dans le cadre de l'initiative IRISI (Conseil Régional du Nord-Pas-de-Calais et Commission Européenne).
• 1995
Directeur (et fondateur) de l'unité de recherche COSTECH (Connaissances, Organisations et Systèmes Techniques) à l'Université de Technologie de Compiègne.
Chargé de mission par le Conseil régional du Nord-pas-de-Calais et la Commission Européenne pour la mise en oeuvre de l'action IRISI; rédaction du rapport " Les nouvelles frontières du développement régional " (publié en 1996 par la CE).
• 1994
Publication de La technique et le temps, tome 1 , Galilée.
• 1993
Chef de la division PHITECO, qui appartient à l'unité de recherche COSTECH et dont elle est l'embryon fondateur.
Chargé par Francis Denel d'animer les ateliers de recherche méthodologique de l'Inathèque de France. Conception de la station de lecture audiovisuelle de l'INA.
Visiting professor au Collège Interuniversitaire de Moscou et Saint-Pétersbourg pour trois ans.
• 1992
Soutenance de thèse devant l'Ecole de Hautes Etudes en Sciences Sociales.
Lancement du programme OPEN (Outil personnalisable d'édition numérique, logiciel réalisé sur la base du logiciel 4D). • 1990
Chargé d'écrire le scénario de l'exposition du Pavillon Français à l'Exposition Universelle de Séville.
• 1989
Chargé de constituer et présider un groupe de recherche auprès de la Bibliothèque Nationale de France pour la conception de Postes de Lecture Assistée par Ordinateur. Ce travail donnera lieu à de nombreuses publications, et à la réalisation d'un prototype industriel par la société AIS Berger-Levrault. Un changement de gouvernement et un changement de direction à la BNF en 1993 interrompront le projet.
Lancement du projet LECAO (lecture et écriture critiques assistées par ordinateur) avec le soutien du ministère de la Recherche.
Création et lancement du séminaire de sciences et technologies cognitives de Compiègne, qui se poursuit depuis chaque année au cours de la dernière semaine de janvier et qui aura reçu plus de mille doctorants et chercheurs français et étrangers.
• 1988
Enseignant chercheur à l'Université de Technologie de Compiègne.
Chargé de séminaire à l'école d'architecture de Marseille-Luminy, sur les instruments de CAO et l'image numérique.
• 1987
Concepteur et commissaire de l'exposition Mémoires du futur, Centre Georges Pompidou
• 1985
Chargé par le ministère de la recherche d'une étude sur les enjeux des technologies d'information et de communication.
• 1984
Elu pour six ans directeur de programme de recherche au Collège International de Philosophie.
• 1983
Consultant au cabinet TEN. Spécialisé dans les questions de développement technologique et urbain.
• 1978
Incarcération à la prison Saint-Michel de Toulouse. Etudes de philosophie à l'université de Toulouse le Mirail par correspondance.
• 1973
Stage d'analyste programmeur à l'IRIA (aujourd'hui dénommé INRIA).
• 1969
Etudes (inachevées) d'assistant réalisateur au conservatoire indépendant du cinéma français.



jeudi, janvier 29, 2015

Boris Cyrulnik - "La mémoire traumatique"

//www.tv7.com/point-de-vue-de-boris-cyrulnik-neuropsychiatre_3979593465001.php

Culotté, le pape... | Ars Industrialis

Culotté, le pape... | Ars Industrialis

Culotté, le pape...

Publié par sportnoy le 30 Decembre, 2014 - 15:41
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A la lecture des extraits du discours du pape François tenus devant le Parlement européen, et retenus dans Le Monde du 27 novembre 20014, « mon sang n’a fait qu’un tour », comme dit Madame Michu.
Parlant comme il le fait, le pape semble prendre sous son bonnet toutes les avancées républicaines et démocratiques auxquelles l’Eglise s’est systématiquement opposée au fil des siècles. L’Europe, celle des droits de l’homme et de la personne, les pouvoirs religieux ont tout fait pour l’empêcher de naître. Comme le dit sans vergogne le curé, dans le film de  Ken Loach Jimmy’s hall, il veut bien parler à tout homme à condition qu’il soit à genoux et non debout.
Le discours du pape semble inspiré par l’humanisme républicain ; il est très beau, très juste souvent dans l’analyse faite de notre époque et des comportements humains ; mais il dérape en deux points, laissant apparaître la vieille domination du pouvoir religieux privant l’homme de sa liberté et de sa dignité. Ce pouvoir s’exerce toujours par procuration en utilisant la figure de Dieu détenteur de toute-puissance. A mon sens, déposer la transcendance dans les mains de Dieu, comme il le fait en ces termes « cette « boussole » inscrite dans nos cœurs et que Dieu a imprimé dans l’univers créé », revient à en priver l’humain. Même chose plus loin : «…où le ciel indique l’ouverture à la transcendance, à Dieu… ».
   Laïques, républicains et démocrates, nous n’avons pas besoin de la transcendance telle qu’elle est conçue par le pape. Il existe une transcendance à hauteur d’homme et de femme ; elle est, dès que la personne parvient à s’élever au mieux de ses potentialités évoluées en dépassant son égoïsme et son omnipotence par souci de justice et de respect. Et lorsque le pape ajoute : « c’est l’oubli de Dieu, et non pas sa glorification, qui engendre la violence », il importe de rappeler le sens du mot glorifier et quelques-uns de ses synonymes : louanger, adorer, auréoler, bénir, célébrer, déifier, diviniser, etc.Si je me mets dans une telle posture d’admiration face à une entité nommée dieu, je me soumets à une figure idéalisée, et je favorise ce faisant les rapports dominant-dominé et non ceux de mutualité, de justice et de respect qui déjouent la violence.
En tant que laïque, je peux m’incliner devant le mystère de la création ; mettre à la place de ce mystère un dieu à vénérer, m’assujettie potentiellement, me met à genoux, pas debout. Alors quand le pape dit vouloir l’homme libre de cette façon-là, je ne veux pas de cette fausse liberté-là qu’il veut bien m’accorder.